A propos

Depuis quelques temps la France, qui ne faisait guère que s’ennuyer depuis cinquante ans, a atteint un seuil de déliquescence républicaine que la lucidité la plus élémentaire pouvait permettre de prévoir, mais que le cœur bon des gens qui voulaient « croire » en un progressisme permanent de l’idéal républicain – déformation évolutionniste des gentils, sans doute –, ne pouvait se résigner à admettre.

Les causes profondes et principales de cette déchéance, on les cherche dans ce blog ; il conviendrait sans doute, par la suite, d’exercer une étude plus superficielle en analysant plus concrètement les influences, les canaux de diffusion de la Légion des doctrines qui ont permis d’aboutir à ce qui est en passe de constituer le terme paroxystique d’une Nation déchue. Mais ce travail peut attendre : d’autres que nous s’y attèlent déjà avec soin.

Pour lors, on ne saurait prophétiser quand éclatera la prochaine Révolution, mais on la sent proche ; les contradictions s’amoncèlent et les tenants du Pouvoir sont un peu plus chaque jour à suivre la double éthique qui conduit la République à sa fin dictatoriale perpétuelle, et que le commun a parfaitement identifié au travers de l’expression : « bête et méchant ».

Fin de Régime

Fin dictatoriale perpétuelle : pour sûr, les principes de la République Française ne sont pas inscrits dans la paix : en fait, on fait la guerre ou on ignore qu’on la fait, mais on y est tout le temps et jusqu’au cou. Cycliquement, la Gueuse penche vers le bas car ses fondements y trouvent leur source, et la purge continuelle évoquée dans notre premier article doit inlassablement se produire pour permettre à cette boiteuse  de se remettre sur pieds : tel est le sens des révolutions.

D’un Chirac bête et gentil, on est passé par un Sarkozy méchant mais point trop stupide ; avec Hollande a débarqué le double éthique bête et méchante. Bêtise, mêlée à la juvénilité – on dénombre au moins deux petites sottes au gouvernement –, et une méchanceté flagrante qu’aucun gouvernement précédent n’avait pu porter à un tel niveau de visibilité en si peu de temps. Cumul des mensonges : les pauvres dorment dehors à cause de l’Eglise, M. le ministre du budget n’a pas de compte à l’étranger, les révolutionnaires en Lybie deviennent des terroristes au Mali, Al Hassad fait bouillir les petits enfants, la police perd son niveau d’algèbre lors de manifestations et, bien sûr, l’Europe nous sauvera tous ; un sommet d’incompétence et d’autosatisfaction faisant fi à la fois des avis les plus experts et des plus majoritaires, est en train d’allumer une torche qu’une couche de lepenisme ou de mélenchonisme n’aura peut-être pas le temps d’éteindre.

Face à cela

On ne souhaite rien, on n’espère rien, mais on sent qu’une révolution est possible : il serait dommage de ne pas en profiter pour rétablir les choses durablement. Alors en attendant, on livre au grand public quelques éléments de réflexion sur ce qu’est le politique (à ne pas confondre avec la politique, ce désastreux théâtre des opérations) par-delà les formules toutes faites et les concepts entendus.

Nous ne sommes ni de gauche, ni de droite, nous ne programmons aucun coup d’État ni aucune action: en bon platonicien, on pense à haute voix et on se dit qu’idéalement, on change ainsi les choses.

Et quand vous êtes las des textes de fond, allez vous reposer dans les rubriques légères.

A toutes et tous, bonne lecture et bon courage!

Nils Leroy